03 septembre 2007

la rentrée...

...est morose !

Il faisait beau la semaine dernière, enfin beau... disons qu'il ne pleuvait pas ! Aujourd'hui le temps est maussade.... froid le matin, un peu de pluie et juste quelques rayons de soleil trompeurs ce soir. Ca y est, on n'a pas eu d'été et l'automne est déjà là...

Ce soir, la fatigue comme il se doit, atteind mon moral : j'ai tout pour être heureuse et je broie du noir ; apanage des gens qui n'ont pas de problème... Je ne me pose même pas de questions existentielles, ce serait ingrat de ma part. Juste cette lassitude, cette mélancolie qui est etcoule dans mes veines coupées, exsangues... Mes élans ténébreux qui m'encerclent de nouveau me guettent.

Envie d'hiberner, de se couper du monde pour pouvoir se faire encore, à nouveau du mal. Sentir la souffrance et se dire, j'existe, je le mérite... Se sentir coupable d'une faute ignorée et la vivre pleinement, juste parce qu'on se dit qu'il n'y a rien d'autre à faire : oisiveté pernitieuse de l'âme qui sait toute quête vouée à l'echec. Je suis incapable de me passionner durablement ; je suis incapable de creuser profondément et ma patience est toujours aussi fine que l'épaisseur d'une feuille de papier de soie...

Envie de s'étourdir dans les vapeurs d'alcool, dans le chatoiement des tissus et l'éclat joailler ; la réalité me semble parfois limitée et je m'évade dans des virtualités si faciles d'accès. Mes yeux branchés directement sur l'affect et la cerébralité en berne... ressentir au lieu de vivre ; éprouver au lieu d'oser. Recevoir une bonne nouvelle pour être mieux évaporée par la trivialité d'un courrier de saison.

Envie de vivre au delà des barrières qui encerclent mes poignets, désir d'être une autre mais incapable d'assumer. Difficulté de la transition entre deux vies, deux mondes, deux envies... Je sais là où je vais mais tout résiste à cette destinée. Muer fait mal et les lambeaux de peaux que je dois arracher à mon quotidien repoussent trop vite ; Mes habitudes se transforment en principes stupides et je deviens péremptoire comme cela ne me ressemble pas. L'image renvoyée par le miroir est floue, déformée et moche ! Mon physique se met au diapason : je ne rentre plus dans mes vêtements... Je suis molle alors que je m'oblige à une discipline douloureuse ! Je ne fais pas du sport pour les bonnes raisons. Est-ce que je change ma vie selon les bonnes voies ? Non, je n'ai pas assez de temps pour cela. La moitié de ma vie est passée...

Envie d'avancer, aveugle. J'ai trouvé L'AUTRE mais s'il me voit, il ne me comrpend pas. Je suis trop en avance sur lui. Je suis le mystère, la chaleur et la présence ; je suis ce qui lui permet de lutter contre sa peur viscérale, celle qui nous rend humain... Je ne crains pas le chemin vers lui mais je me cogne, m'égratigne sur les différences de nos êtres... J'ai besoin de hurler et me l'interdit, comme la colère et les larmes. Il ne faut pas ; je ne dois pas. Se rend-il seulement compte à quel point c'est dur pour moi, de revenir en arrière ! A-t-il conscience de mes efforts ? J'ai besoin de liberté, j'etouffe... et pourtant, je LE veux ! Je n'ai jamais vécu auparavant cette situaution ; cela fait si longtemps que je ne vis plus "en communauté". Et tous ces efforts, pendant des années, pour apprendre à vivre avec moi, à être moi à vivre avec l'absence et soudain faire un autodafé... C'est au dessus de mes forces.. Pourtant, je m'acharne car tel est mon caractère : souffrir mais franchir le sommet inaccessible pour se dire "est-ce que ça en valait la peine ?"

Posté par mymy marmotte à 23:39 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur la rentrée...

    Je comprends très bien cette envie d'être avec l'autre et pourtant d'étouffer rapidement, d'avoir besoin de prendre l'air, seule (même si prendre l'air, c'est aussi regarder une série télé en pyjama en avalant une soupe !). Je lorgne vers la vie à deux mais à la seule condition d'avoir un endroit à moi pour me retirer de temps en temps...

    Posté par canthilde, 04 septembre 2007 à 19:27 | | Répondre
Nouveau commentaire