28 juillet 2006

les mots...

Ils se sont échappés, répandus en lettres bleues sur le papier blanc. Essai malhabile de calligraphie hâtive, en glyphes diagonaux sur le papier toilé impérial... Et quand la réalité fût ainsi arrachée de mon être pour être transposée sur cet autre support, la main s'est arrêtée après l'aveu comme si quelque chose était rompu, la volonté cassée. La lettre n'est pas finie... une fois de plus.

Il manque la conclusion, celle qui ne m'appartient pas. La partie de l'échange qui doit être engendrée. La réaction que l'action devrait générée. Mais il me faut bien terminer la lettre. Je ne peux l'envoyer ainsi. Il va me falloir toruver les mots pleins de déculpabilisation, d'espoir, de douceur pour lui dire que cette lettre est une main tendue, un signe d'amitié et plus, si lui le désire. Lui faire savoir également que cette lettre peut n'être qu'un fantôme, une pécadille s'il préfère que les choses soient simples. L'ombre d'une pensée qui n'ose se dire... et qu'il ets possible d'oublier comme si elle n'avait jamais existée.

Je terminerai la lettre. Ce week-end ? peut-être. Mais ensuite, il faudra la poster, acte lui-même ardu car dès lors la lettre ne vous appartient plus et le futur prend le pas sur le présent, dès lors. Le soulagement survient suite à l'action et l'expectative surgit avec en corollaire l'angoisse qui guette pour fondre sur sa proie. Il faudra l'esprit serein se dire qu'il est quelqu'un de bien et que l'on ignore qu'elle pourra être sa réaction ou sa compréhension. Qu'importe si la lettre est écrite, pour soi surement, pour lui probablement, pour rien...

Posté par mymy marmotte à 14:26 - - Commentaires [5] - Permalien [#]


Commentaires sur les mots...

    Qu'importe. Dès le moment où tu as su que tu *devais* lui écrire, cette lettre ne t'appartenait déjà plus. On garde les mots en soi, sinon. Et tu le sais déjà.
    Qu'importe. Dès l'instant où il te lira, ta vie n'aura pas changé d'un souffle d'air. Il sera peut-être... mais qui peut le dire?
    Qu'importe. Continuez à avancer vers soi-même, vers les autres. Sans penser. Surtout ne pas penser...

    Posté par Dan, 28 juillet 2006 à 18:46 | | Répondre
  • Il y a des lettres qui nous échappent, comme ça, elles vont se poster toutes seules. Ca soulage de l'écrire et encore plus d'avoir une réponse, quelle qu'elle soit...

    Posté par canthilde, 29 juillet 2006 à 13:36 | | Répondre
  • les lettres

    Quand le besoin est là, il faut écrire, irrémédiablement...C'est la seule chose qui soulage. J'espère que tu auras la réponse que tu souhaites ou tout au moins une qui règle ton "affaire".

    Posté par Céline, 29 juillet 2006 à 18:43 | | Répondre
  • Et puis écrire permet de prendre conscience...
    Pourquoi ne lui dirasi-tu pas, tout simplement, les phrases de cet article ?
    Take care, et bravo pour ce courage

    Posté par Mllegazou, 30 juillet 2006 à 22:11 | | Répondre
  • Salut, je suis revenue, venez me lire...
    mymy, je vais même te téléphoner, très bientôt...

    Posté par lobita, 01 août 2006 à 13:00 | | Répondre
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