07 juillet 2004

chronique cinéma : Wonderful Days (corée)

C'est une merveille, un petit joyau de film d'animation...

L'histoire est assez simple. Dans un futur pas trop lointain, il ne reste de l'humanité qu'une cité dans un monde pollué, pluvieux et gris. Le schéma est donc simple : il y a les gens du dehors, trop nombreux et traités comme quantité négligeable et ceux de la cité, policés, propres et indifférents au sort des autres. C'est un futur plausible voire contemporain. Les héros sont liés par leurs sentiments dans un monde en manque d'humanité. L'enjeu du scénario est donc la révolte et la destruction de ce qui maintient la cité afin de rendre égaux TOUS les hommes.

La technique est epoustouflante. Les images sont d'une beauté impressionnante. Mélange d'images réelles, d'images en 3D et de dessins. Il y a dans ce film une lenteur, une poésie réelle. Le film ne tourne ni au pessimisme ni à l'optimisme forcené. Il y a une sorte de mélancolie, de fatalité... et un espoir symbolisé par le ciel bleu. La musqiue est en adéquation, belle si belle... Le chant des gouttes d'eau sur le métal, le vrombissment des moteurs, tout participe à cette beauté. Les images tournées avec des maquettes s'intégrent très bien avec les images en 3D et les personnages, dessinés prennent leur sens comme "décalés" de la réalité qui les entoure, surtout "à l'extérieur".

Je conseille donc activement ce film et la lecture du livre "la zone du dehors" (editeur CYLIBRIS) qui s'inscrit dans cette veine cyberpunk, avec justement ce "mythe" de la cité. Le souci de la pollution et le problème de surpopulation sont remplacés par les limites de la démocratie.

Posté par mymy marmotte à 10:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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